471. L'éloge de la fatigue

471. L'éloge de la fatigue
Vous me dites monsieur, que j'ai mauvaise mine,
qu'avec cette vie que je mène, je me ruine.
Qu'on ne gagne rien à trop prodiguer,
vous me dites enfin, que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué monsieur, mais je m'en flatte,
j'ai tout de fatigué : le c½ur, la voix, la rate.
Je m'endors épuisé, je me réveille las,
mais grâce à Dieu, je ne m'en soucie pas.

Et quand je m'en soucie, je me ridiculise,
la fatigue souvent n'est qu'une vantardise.
On est jamais aussi fatigué qu'on le croit,
et quand cela serait, n'en a t-on pas le droit?




Je ne vous parle pas des tristes lassitudes,
qu'on a lorsque le corps harassé d'habitudes,
n'a plus que pour se mouvoir que de pales raisons.
lorsqu'on fait de soi son unique horizon.

Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre ou à se défendre.
Cette fatigue là est mauvaise à entendre.
Elle fait l'½il morne, le front lourd, le dos rond,
et nous donne l'aspect d'un vivant moribond.

Mais se sentir plier sous le poids formidable,
des vies dont un beau jour on s'est fait responsable.
Savoir qu'on a des joies ou des pleures dans ses mains,
savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain.

Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,
aider une existence à continuer sa course.
Et pour cela se battre à s'en user le c½ur,
cette fatigue là monsieur, c'est du bonheur.

Et sûr qu'à chaque pas, chaque assaut qu'on livre,
on va aider un être à vivre ou à survivre.
Et sûr qu'on est le port et la route et le guet,
où prendrait on le droit d'être fatigué?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure,
marque chaque victoire en creux sur leur figure.
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus,
parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.

La fatigue monsieur est un prix toujours juste,
c'est le prix d'une journée d'efforts et de lutte.
C'est le prix d'un laboure ou d'un mur ou d'un exploit,
non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.

C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,
et c'est la preuve aussi qu'on vit avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
j'écoute mes sommeils et là, je me sens fort.

Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,
et ma fatigue alors, c'est une récompense.
Et vous me conseillez d'aller me reposer,
mais si j'acceptais là ce que vous me proposez,
si je m'abandonnais à votre douce intrigue,
mais je mourrais monsieur, tristement de fatigue.

Robert Lamoureux
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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 18:54

470. Difficile.

470. Difficile.
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Le plus difficile au monde est de dire en y pensant
ce que tout le monde dit sans y réflèchir.

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# Posté le lundi 19 octobre 2009 17:18

469.Larmes

469.Larmes
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Il y a de certaines larmes qui nous trompent souvent nous mêmes
Après, avoir trompé les autres.

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# Posté le lundi 19 octobre 2009 17:14

468. La colère.

468. La colère.
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Les conséquences de la colère sont beaucoup plus graves que ses causes...
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# Posté le jeudi 08 octobre 2009 16:57

467. Changer.

467. Changer.
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"Ayez la sérénité d'accepter ce que vous ne pouvez pas changer,
le courage de changer ce que vous pouvez et, surtout,
la sagesse d'en connaître la différence."

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# Posté le lundi 28 septembre 2009 17:15

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 18:08